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Pour les pros 9 min · 11 mars 2026

Contrat d'infogérance TPE : prix, SLA et pièges

Prix par poste, SLA, support, sauvegarde, exclusions : voici ce qu'un contrat d'infogérance pour TPE doit vraiment couvrir avant signature.

· L'équipe JS·LAB

« L'infogérance, c'est combien par mois ? »

La question est légitime. Mais seule, elle ne suffit pas. Entre une supervision minimale à 30 € / poste / mois et un contrat plus complet à 90 € / poste / mois, l'écart de prix peut sembler important. En réalité, c'est surtout l'écart de périmètre qui compte.

Un contrat d'infogérance ne se compare pas seulement sur le prix. Il faut regarder ce qui est inclus, ce qui reste facturé à part, les horaires couverts, les délais de prise en charge, la sauvegarde, les serveurs, la documentation et les conditions de sortie.

Voici un guide clair pour comprendre ce qu'un contrat d'infogérance TPE doit vraiment couvrir — et les pièges à éviter avant de signer.

En résumé : ce qu'il faut vérifier avant de signer

Avant de comparer deux offres d'infogérance, vérifiez au minimum ces points :

  • le prix par poste et par mois ;
  • les serveurs inclus ou non ;
  • les interventions sur site incluses ou facturées à part ;
  • la supervision des sauvegardes ;
  • le délai cible de prise en charge ;
  • les horaires couverts ;
  • la durée d'engagement ;
  • la documentation remise en cas de fin de contrat.

Un contrat moins cher peut être suffisant pour une petite structure simple. Mais s'il exclut les serveurs, la sauvegarde ou les interventions sur site, l'économie peut disparaître au premier incident sérieux.

Ce qu'on appelle infogérance

L'infogérance consiste à externaliser tout ou partie de la gestion informatique de votre entreprise. Pour une TPE, cela peut couvrir plusieurs niveaux de service.

En pratique, un contrat sérieux peut inclure :

  • Supervision proactive : surveillance des postes, serveurs, sauvegardes, antivirus et alertes critiques.
  • Support utilisateur : prise en charge des incidents et des demandes des collaborateurs.
  • Maintenance préventive : mises à jour, contrôles réguliers, nettoyage et optimisation.
  • Gestion des sauvegardes : vérification des tâches, alertes en cas d'échec, tests de restauration.
  • Sécurité : antivirus, EDR selon le contrat, pare-feu, politique de mots de passe, sensibilisation.
  • Conseil : feuille de route informatique à 1 à 3 ans, renouvellement du matériel, priorités budgétaires.
  • Reporting : rapports périodiques sur les incidents, les actions réalisées et les risques à surveiller.

À l'inverse, l'infogérance ne couvre pas automatiquement tous les projets neufs : câblage, migration complète, déploiement d'un logiciel métier, remplacement massif de postes ou refonte réseau. Ces projets sont généralement chiffrés à part.

C'est normal. Ce qui compte, c'est que le contrat le dise clairement.

Combien coûte un contrat d'infogérance pour une TPE ?

La plupart des contrats sont facturés par poste et par mois. Le prix dépend du nombre d'ordinateurs, de la présence de serveurs, du niveau de support attendu, des sauvegardes, des outils de sécurité et des interventions sur site.

Pour donner un ordre de grandeur :

  • contrat essentiel : souvent autour de 30 à 40 € / poste / mois ;
  • contrat standard : souvent autour de 50 à 65 € / poste / mois ;
  • contrat premium : souvent autour de 80 à 100 € / poste / mois.

Ces montants sont indicatifs. Un cabinet de 8 postes avec un serveur métier, une sauvegarde supervisée et des contraintes fortes n'a pas le même besoin qu'une petite agence avec 4 ordinateurs portables et des outils cloud.

Le bon réflexe : demander un devis détaillé, avec les inclusions et exclusions ligne par ligne.

Les trois niveaux de service usuels

La plupart des prestataires structurent leur offre en trois niveaux. Les noms changent selon les entreprises, mais la logique reste souvent la même.

Niveau 1 : Essentiel — à partir de 30 à 40 € / poste / mois

Ce niveau couvre généralement le socle minimum :

  • supervision à distance des postes ;
  • gestion des mises à jour critiques ;
  • antivirus ou sécurité de base ;
  • support à distance pendant les heures ouvrées ;
  • vérification des sauvegardes si elles sont incluses ;
  • délai cible de prise en charge de quelques heures ouvrées.

C'est un bon point de départ pour une TPE simple, sans serveur critique ni logiciel métier sensible.

Il ne faut pas lui demander de faire des miracles. C'est une ceinture de sécurité, pas un blindage de camion de transport de fonds.

Niveau 2 : Standard — à partir de 50 à 65 € / poste / mois

Le niveau Standard ajoute souvent :

  • support prioritaire ;
  • interventions sur site selon le contrat ;
  • supervision active 5 jours sur 7 ;
  • sauvegarde supervisée ;
  • test de restauration périodique ;
  • reporting mensuel ;
  • point régulier sur l'état du parc.

C'est le niveau recommandé pour la majorité des TPE actives : cabinets comptables, agences, commerces équipés, professions libérales, petites PME avec plusieurs utilisateurs.

La différence se voit surtout dans la régularité du suivi. On ne se contente plus de réparer quand ça casse : on surveille, on documente, on anticipe.

Niveau 3 : Premium — à partir de 80 à 100 € / poste / mois

Le niveau Premium concerne les structures dont l'informatique est critique pour l'activité.

Il peut inclure :

  • supervision renforcée ;
  • support prioritaire avec ligne directe ;
  • délai cible de prise en charge plus court ;
  • sauvegarde avec plan de reprise testé ;
  • audit annuel ;
  • gestion avancée des comptes utilisateurs ;
  • astreinte ou horaires étendus selon le contrat.

Ce niveau peut être pertinent pour un cabinet médical, un cabinet juridique, une entreprise avec activité e-commerce, une société multi-sites ou toute structure qui ne peut pas se permettre une interruption longue.

Attention toutefois : même un contrat Premium doit préciser ce qui relève de la prise en charge, de la résolution, des heures couvertes et des exclusions. Un SLA flou reste un SLA flou, même écrit en gras.

SLA, GTI, GTR : de quoi parle-t-on ?

Les contrats d'infogérance utilisent souvent des sigles. Il faut les lire attentivement.

  • SLA : engagement de niveau de service. Il décrit le niveau de service attendu : horaires, délais, périmètre, exclusions, escalade.
  • GTI : garantie ou délai cible de temps d'intervention. En pratique, il s'agit souvent du délai de prise en charge.
  • GTR : garantie de temps de rétablissement. Elle est plus engageante, car elle porte sur le retour au service.

Pour une TPE, le point le plus important est simple : ne confondez pas prise en charge et résolution.

Un contrat peut prévoir une prise en charge sous 4 heures ouvrées. Cela ne veut pas dire que la panne sera résolue en 4 heures. Si une pièce doit être commandée ou si un éditeur métier doit intervenir, le délai réel dépendra d'autres facteurs.

Un bon contrat doit donc indiquer :

  • les horaires couverts ;
  • le délai cible de prise en charge ;
  • les cas exclus ;
  • les niveaux de priorité ;
  • les modalités d'escalade ;
  • les éventuelles pénalités ou compensations, si elles existent.

Les pièges à éviter dans les contrats

1. Le forfait « illimité » avec un plafond caché

« Support illimité dans la limite de 10 heures par mois. »

Le mot illimité devient beaucoup moins impressionnant quand il a une limite. Vérifiez précisément ce qui se passe en cas de dépassement : taux horaire, validation préalable, facturation automatique ou non.

2. Les serveurs exclus du forfait

Certains contrats couvrent uniquement les postes utilisateurs. Les serveurs, NAS, logiciels métier ou équipements réseau sont ensuite facturés à part.

Ce n'est pas forcément un problème, à condition que ce soit clair. Mais pour une TPE avec un serveur de fichiers, un logiciel métier ou une sauvegarde centrale, l'exclusion des serveurs peut coûter cher le jour où l'incident arrive.

3. La sauvegarde présentée comme une option secondaire

Une sauvegarde supervisée n'est pas un confort. C'est une base.

Un contrat peut laisser le stockage cloud, le NAS ou le volume de données en option. Mais la vérification des sauvegardes et les alertes en cas d'échec doivent être discutées dès le départ.

Une sauvegarde non vérifiée, c'est souvent une décoration informatique. Joli dans le devis, inutile le jour de la panne.

4. L'absence de SLA ou de GTI claire

Beaucoup de contrats promettent un « support réactif » sans définir de délai précis.

Demandez au minimum :

  • sous combien de temps votre demande est prise en charge ;
  • si ce délai est en heures ouvrées ou calendaires ;
  • ce qui se passe pour un incident bloquant ;
  • qui décide du niveau de priorité ;
  • comment l'escalade est gérée.

Sans cela, vous achetez une impression de sécurité, pas un engagement mesurable.

5. La durée d'engagement qui enferme

12 mois, 24 mois, 36 mois ? Reconduction tacite ou non ? Préavis de 1 mois, 3 mois, 6 mois ?

Ces éléments doivent être lisibles. Un engagement long peut se justifier si le prestataire investit du temps au départ, installe des outils ou inclut un audit complet. Mais il doit rester équilibré.

6. L'absence de documentation

À la fin du contrat, votre entreprise doit pouvoir récupérer une documentation propre :

  • schéma réseau ;
  • liste des équipements ;
  • comptes administrateurs ;
  • mots de passe ou procédure de coffre-fort ;
  • contrats fournisseurs ;
  • sauvegardes ;
  • licences ;
  • procédures importantes.

Sans documentation, vous devenez dépendant du prestataire. Ce n'est pas de l'infogérance, c'est une laisse numérique.

Les bonnes questions à poser avant de signer

Avant de valider un contrat, posez ces questions noir sur blanc :

  1. Quel est le délai cible de prise en charge selon la gravité de l'incident ?
  2. Ce délai s'applique-t-il en heures ouvrées ou en dehors des heures ouvrées ?
  3. Le forfait inclut-il les interventions sur site ?
  4. Les serveurs, NAS, bornes Wi-Fi et équipements réseau sont-ils couverts ?
  5. La sauvegarde est-elle supervisée ? À quelle fréquence ?
  6. Un test de restauration est-il prévu ?
  7. Quel reporting est envoyé, et à quelle fréquence ?
  8. Quelle est la durée d'engagement ?
  9. Quel est le préavis de résiliation ?
  10. Quelle documentation est remise en cas de fin de contrat ?
  11. Que se passe-t-il si le nombre de postes augmente ou diminue ?
  12. Qui est l'interlocuteur principal ?

Les réponses doivent être simples. Si elles nécessitent trois réunions, deux annexes et un traducteur en dialecte SSII, méfiance.

Exemple simple : deux contrats au même prix apparent

Imaginez deux offres à 59 € / poste / mois pour une TPE de 8 postes.

La première inclut uniquement le support à distance et les mises à jour. Les interventions sur site, les serveurs et les sauvegardes sont facturés à part.

La seconde inclut le support prioritaire, la supervision, les sauvegardes supervisées, un reporting mensuel et un délai cible de prise en charge pendant les heures ouvrées.

Sur le papier, le prix est identique. Dans la vraie vie, ce ne sont pas du tout les mêmes contrats.

C'est pour cela que le prix par poste ne doit jamais être lu seul. Le périmètre fait toute la différence.

L'approche JS·LAB pour les TPE d'Île-de-France

Chez JS·LAB, l'infogérance commence par un audit. L'objectif n'est pas de vendre le forfait le plus cher, mais de comprendre votre parc réel : postes, serveurs, sauvegardes, logiciels métier, accès, risques et contraintes d'activité.

Ensuite, nous proposons un niveau de service adapté : Essentiel, Standard ou Premium. Les engagements sont formalisés dans le contrat, avec un périmètre clair, des délais cibles de prise en charge, un reporting et des exclusions lisibles.

Notre position est simple : une TPE doit savoir ce qu'elle paie, ce qui est inclus, ce qui ne l'est pas, et qui appeler quand ça bloque.

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Tags · infogérance contrat TPE support SLA

Service concerné

Maintenance et infogérance pour TPE/PME

Niveaux de service définis au contrat, interlocuteur identifié, reporting régulier, forfait lisible.

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